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Le championnat du monde par équipe en un clin d’œil

Après l'annulation de l'épreuve en 2015, le championnat du monde par équipes est de retour ! Dans un peu moins de deux mois, vingt-quatre pays, représentant les cinq continents, en découdront à Marseille. Avant une présentation détaillée de quelques unes des nations phares au cours des prochaines semaines, nous vous offrons aujourd'hui un petit tour d'horizon des forces en présence.

Article de Jérôme Elhaïk

LES PRÉTENDANTS AU TITRE

Comment ne pas faire de l’Égypte, qui compte huit joueurs dans le top 15 mondial, le grandissime favori de la compétition ? Les Pharaons ont de plus un double mauvais souvenir à effacer : leur défaite en finale en 2013 – après deux titres consécutifs – et l'annulation de l'épreuve prévue au Caire en 2015. La mission de leur entraîneur, Amr Shabana, sera également double. Dans un premier temps, sélectionner quatre joueurs parmi tous ces talents. « C’est quelqu'un de très juste, avec une expérience énorme, nous confiait il y a quelques mois l'un des postulants, Ali Farag. Comme nous tous, il souhaite le meilleur pour notre pays. » Le diplômé d'Harvard fait partie de ceux qui n'ont jamais disputé le championnat du monde par équipes. Au contraire d'un Ramy Ashour, deux fois titré et invaincu dans la compétition (voir L'HISTOIRE DU CHAMPIONNAT DU MONDE MASCULIN PAR ÉQUIPE EN CHIFFRES). Une fois le choix effectué, le quadruple champion du monde devra insuffler une cohésion à sa formation : même si on les voit régulièrement s'encourager et se conseiller mutuellement sur les tournois individuels, les joueurs Égyptiens ont finalement peu l'habitude des compétitions par équipes par rapport à d'autres nations.

Marwan El Shorbagy & Ali Farag

Marwan El Shorbagy et Ali Farag feront partie des prétendants à la sélection Égyptienne (Crédit photo : www.pharaohsquash.com)

On pense évidemment à la France et l'Angleterre, qui tous les printemps depuis dix ans se rencontrent en finale du championnat d'Europe. Nick Matthew a récemment annoncé qu'il prendrait sa retraite à l'issue de cette saison, et à 34 ans James Willstrop et Daryl Selby sont plus proches de la fin que du début de leur carrière. Nul doute qu'ils feront tout pour conserver le titre acquis il y a quatre ans à Mulhouse, alors que les générations suivantes n'affichent pas le niveau de leurs glorieux aînés (le n°4 anglais Chris Simpson est actuellement classé 35ème mondial). « Mon entraînement de ces six derniers mois a été axé sur cette finale, » avait déclaré Selby juste après la finale remportée face à l'Égypte en 2013. On peut compter sur lui et ses équipiers pour arriver dans les mêmes dispositions à Marseille.

Equipe d'Angleterre

Daryl Selby, James Willstrop et Nick Matthew constitueront une nouvelle fois l'ossature de l'équipe d'Angleterre (Crédit photo : www.squashsite.co.uk)

« Quand on a dans ses rangs le numéro 1 mondial, qui a remporté quasiment tous les gros tournois en 2017, c'est difficile de viser autre chose que l'or, » répète souvent Renan Lavigne, entraîneur de l'équipe de France. S'il retrouve en ce début de saison la même forme qu'au premier semestre, Grégory Gaultier sera en effet un atout majeur pour les Bleus, deux fois champions d'Europe au cours de trois dernières années. Le « French General » pourra compter sur le soutien de Grégoire Marche et Mathieu Castagnet, même si ce dernier collectionne les pépins physiques depuis un an et demi. « L'essentiel sera d'arriver tous au top à Marseille, » disait récemment Marche. Si c'est le cas, la France peut rêver à un premier titre mondial. D'autant que si l'on en croit le nombre de billets déjà vendus, le public devrait être au rendez-vous.

Equipe de France

Champions d'Europe en 2015 et 2017, les Bleus peuvent-ils remporter leur premier titre mondial ? (Crédit photo : Retteri Lepo)

ILS PEUVENT BOUSCULER LA HIÉRARCHIE

Nation la plus titrée dans l'épreuve, l'Australie aura du mal à prétendre à la victoire finale. La raison principale ? Pour la première fois depuis des lustres, elle devra faire sans David Palmer. Mais avec Cameron Pilley et Ryan Cuskelly, solides membres du top 20 mondial, les Aussies peuvent légitimement prétendre à une nouvelle présence en demi-finale. Et pourquoi pas déloger l'un des trois favoris du podium ? Le dernier carré, la Nouvelle-Zélande ne l'a plus atteint depuis 1989. Les Kiwis peuvent compter sur Paul Coll, passé de la 30ème à la 10ème place mondiale en un an, et le solide Campbell Grayson. C'est l'une des équipes les plus homogènes du plateau : avec trois joueurs classés entre le 20ème et le 35ème rang planétaire, ce serait une surprise de ne pas voir Hong Kong améliorer sa meilleure performance (huitièmes en 2003). Grégory Gaultier himself cite l'Inde comme des outsiders crédibles : quarts de finaliste des deux dernières éditions, Saurav Ghosal et ses camarades seront à surveiller, d'autant qu'ils ont affiché de belles dispositions récemment. N'oublions pas l'Allemagne de Simon Roesner, cinquième en 2013. Avec un Raphael Kandra en grosse progression, la Mannschaft peut-elle faire encore mieux ?

Simon Rösner & Paul Coll

Même si leur équipe ne peut prétendre à la victoire finale, Simon Rösner (en rouge) et Paul Coll espèrent marquer de leur empreinte le championnat du monde par équipe (Crédit photo : www.squashmad.com)

À SURVEILLER

« Nous avons une équipe en constante progression, je pense que l'on peut viser un quart de finale à Marseille, » nous confiait Greg Lobban il y a quelques mois. Impressionnant depuis son retour de blessure, le numéro 45 mondial forme avec son leader Alan Clyne et Douglas Kempsell une équipe solide. On serait étonnés de ne pas voir l'Espagne dépasser son meilleur résultat (quatorzièmes en 1989). Le toujours fringant Borja Golan sera épaulé par une jeune génération prometteuse (Pajares, Lopez, Jaume) qui fera ses premiers pas dans l'épreuve. On peut également citer : la Malaisie, orpheline de Ong Beng Hee et Azlan Iskandar mais qui reste une équipe solide, la Finlande de l'inusable Olli Tuominen, le Pays de Galles, et les États-Unis, qui chercheront à confirmer leur émergence sur l’échiquier du squash mondial avant d'accueillir pour la première fois l'épreuve en 2019. Quid du Pakistan, ancienne nation dominante de la discipline ? Si la mayonnaise prend entre ses joueurs d'expérience comme Farhan Mehboob et la nouvelle génération, ils pourraient tirer leur épingle du jeu en Provence.

Aman Clyne & Greg Lobban

Alan Clyne (au premier plan) et Greg Lobban tenteront d'amener l'Écosse jusqu'aux quarts de finale (Crédit photo : www.inverness-courier.co.uk)

MAIS AUSSI ...

Sixième en 2009 et 2013, l'Afrique du Sud aura du mal à répéter pareille performance : son leader Stephen Coppinger a mis le squash entre parenthèses suite à une incroyable mésaventure (NDLR : tous les biens de sa famille ont brûlé lors d'un déménagement), et son lieutenant Shaun Le Roux a mis un terme à sa carrière professionnelle en 2016. On aura un œil sur le Canada, qui compte dans ses rangs plusieurs jeunes joueurs en progression. Au rayon des curiosités, l'Irak et la Jamaïque sont les deux pays qui effectueront leurs grands débuts dans la compétition.

Marwan El Shorbagy & Ali Farag

La sélection Iraqienne effectuera ses premiers pas dans la compétition (Crédit photo : Facebook Squash in Iraq)

 


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